Musc

Le musc était à l’origine une matière première animale, provenant de la sécrétion d’une glande du chevrotin porte-musc, vivant en Asie, Sibérie ou dans l’Himalaya.
La récolte du musc nécessitant la mort de l’animal, sa chasse est aujourd’hui strictement interdite, et tous les muscs utilisés en parfumerie sont depuis longtemps d’origine synthétique (sauf si vous trouvez au marché noir du véritable musc Tonkin via un contrebandier sibérien, mais cela n’est franchement pas recommandé !)
L’odeur du musc Tonkin peut être reconstituée par les parfumeurs (notamment à l’aide d’une base appelée "animalis") et a une odeur extrêmement forte, animale, boisée, très extrême. On retrouve cette note dans Muscs Koublaï Khan, par exemple.
La synthèse des muscs synthétiques a commencé très tôt et se poursuit toujours dans les laboratoires des grands groupes de la parfumerie comme IFF, Givaudan, ou Firmenich, qui sont les inventeurs et les détenteurs de recettes complexes et tenues secrètes pour recréer des nouveaux muscs qui redoubleront de tenue, de chaleur, de sensualité, et d’unicité. Les molécules inventées se doivent également de ne pas avoir un impact négatif sur l’environnement ou la santé.
Il en existe plusieurs familles :

- Les nitro-muscs, dont fait partie le musc cétone, à l’odeur poudrée, animale et florale, ont été largement utilisée dans la parfumerie du vingtième siècle, et sont aujourd’hui interdits par la législation.

- Les muscs polycycliques, bien que de plus en plus incriminées pour leur impact sur l’environnement, sont tout de même encore utilisés, comme la galaxolide, à l’odeur propre, poudrée, florale violette, et légèrement mûre et framboise.

- Les muscs macrocycliques, les plus « inofensifs » aux yeux de la législation, sont de plus en plus utilisés : l’habanolide, un musc à l’odeur cireuse, chaude, qui rappelle le beurre de cacao ou la cire d’une bougie. La muscenone a une odeur poudrée, boisée et complexe, qui évoque la peau d’un bébé (la peau contient naturellement des muscs, ce qui confère toujours à ces molécules une évocation très « sensuelle »).
L’exaltolide sent à la fois la peau de bébé, la mûre, et donne une impression poudrée et cotonneuse. Ce musc a la propriété d’exalter les parfums, d’où son nom. Même si c’est le fruit d’une synthèse chimique, on en retrouve à l’état naturel dans la mûre ou l’angélique.

 

(Source: http://www.auparfum.com/Musc)

 

 

Alcohol denat. : Alcool dénaturé

Il est fréquemment utilisé par la cosmétique naturelle ou bio, en remplacement des conservateurs interdits par leurs chartes.

• SA FONCTION. Il est souvent utilisé comme solvant, mais c’est aussi un agent antimicrobien, en plus d’être astringent, rafraîchissant, anti-mousse et vecteur d’actifs.

• SON ORIGINE. Selon la réglementation européenne, c’est un alcool éthylique dénaturé par un ou plusieurs agents justement dits dénaturants, dans le but de le rendre impropre à la consommation par voie orale. Il peut avoir de nombreuses origines, notamment végétales.

• À SAVOIR. Du fait de ses propriétés antiseptiques, il est fréquemment utilisé par la cosmétique naturelle ou bio, en remplacement des conservateurs interdits par leurs chartes. Mais son potentiel irritant (sensations de brûlures, picotements, apparition de rougeurs...) et son caractère asséchant de la peau font déconseiller son utilisation trop systématique, et notamment sur des épidermes déshydratés et/ou sensibles. Il est également photosensibilisant, et est
déconseillé (au moins en trop grande quantité) dans les cosmétiques destinés aux bébés, dont le taux d’absorption cutanée est proportionnellement bien supérieur à celui des adultes.

• SES PRODUITS. Il peut être partout !

 

(Source: http://www.rebelle-sante.com/node/2307)